Droit international humanitaire

Le droit international humanitaire – DIH est aussi connu sous le nom de droit de la guerre ou droit des conflits armés. Il rassemble plusieurs règles et principes visant à protéger les personnes étrangères aux conflits armés et à limiter les moyens utilisés pendant la période des hostilités. Le droit international humanitaire limite la souffrance des victimes et leur procure la protection et l’assistance dont elles ont besoin.

L’origine du droit international humanitaire

Considéré comme un droit ancien, le droit international humanitaire est basé sur plusieurs conventions, traités et protocoles tels que les Conventions...





de Genève datant de 1949 ainsi que leurs protocoles additionnels, la Convention de La Haye de 1954, le traité de Rome de 1998, le Protocole facultatif datant de 2000, etc.

Le droit international humanitaire et ses champs d’application

Ses champs d’application se divisent en deux volets : la protection des citoyens ne participant pas au combat et les droits et obligations des militants dans la conduite de leur guerre.

La protection des personnes blessées, naufragées et malades, des détenus et prisonniers de guerre, de la population civile, des femmes et des enfants, des réfugiés, etc. ainsi que leurs biens est régie par le droit de Genève, notamment la Convention IV et le Protocole I. Il y est stipulé qu’une distinction doit être faite entre les combattants et les civils ne participant pas à la guerre. Ces derniers doivent être protégés et traités avec respect. Il en est de même pour les combattants capturés par l’ennemi. La torture sur un adversaire qui se rend prisonnier est strictement interdite. L’attaque est interdite dans les hôpitaux, les lieux de cultes et certaines autres infrastructures.

La sélection des moyens de guerre et les règles régissant le combat sont mentionnées dans la Convention de La Haye. Tous moyens ou méthodes de combat ne faisant pas la différence entre la population civile et les combattants sont strictement interdits : armes chimiques et biologiques, mines antipersonnel, balles explosives, armes nucléaires, armes à sous-munitions, gaz asphyxiant, armes à laser aveuglant, etc.

L’application du droit international humanitaire

Trois moyens sont actuellement en place pour que le droit international humanitaire soit bien appliqué.

En prévention, le droit humanitaire doit faire l’objet d’une large diffusion. Des personnels qualifiés doivent être formés et des conseillers juridiques nommés dans le corps de l’armée pour faciliter les démarches. Le respect du droit humanitaire doit faire l’objet de lois et règlementations.

Les organisations non gouvernementales et le Comité international de la Croix-Rouge présents sur le lieu de l’hostilité pourront faire office d’entités contrôleurs du respect du droit international humanitaire.

Le non-respect du droit international humanitaire pourra donner lieu à des rétorsions, à de sanctions pénales, à une mobilisation de l’opinion publique et à une mise en responsabilité internationale de l’État.

Photo par Julien Harneis (Creative Commons)






17 Replies to “Droit international humanitaire”

  1. je souhaite avoir toutes les informations possibles sur ce cours puisque le DIH est une specialité dont j’aimerai faire d’ici peu.

  2. Je suis un bénévole actif à la Croix Rouge Française, j’aimerais avoir plus de connaissance dans le domaine du DIH.

    merci

  3. Deja Expert Penitentiaire servant en zone de conflits armes, j’aimerais accroitre mes connaissances dans le domaine du droit de la guerre. Je suis persuade que ce renforcement du savoir boostera le resultat global attendu.

  4. Bonjour,
    Je suis un Officier Correctionnel en mission de maintien de la paix , et j’aimerais elargir mon champ de vision des droits de l’Homme, en acquerant des notions de Droit Humanitaire.

  5. bonjour,
    suis interesse par ce cours et je voudrais le suivre,veuillez me communique toutes les modalites,
    Merci pour la suite

  6. Salut Monsieur, Madame,
    Je viens vers chez afin de solliciter un cours en ligne sur le Droit international humanitaire .
    Je suis libre des à présent pour le faire .
    Merci pour votre bienveillance
    André M.

  7. Bonjour je suis yahia echihabi 30 ans je vis au maroc j ai des problèmes au niveau de là cervicale mon cou est bloqué depuis 4 ans j ai fait de la rééducation mais y a pas de résultats s ils vous plaît aider moi à trouvé une solution merci de répondre

  8. Bonjour. Moi je suis Alexandre Mbadi, adjoint au Maire en charge du développement social. Activiste en Droits de l’Homme et spécialisé en droits économiques sociaux et culturels et au suivi indépendant et monitoring des droits humains. j’ai eu à constater qu’il existe dans mon pays, des crises humanitaires oubliées qui affectent des centaines de milliers de personnes déplacées à l’intérieur de notre propre pays et qui vivent dans un éternel état de détresse dont personne ne s’occupe. Pour faire face à cette situation, je me suis engagé à me former en droit international humanitaire suivi d’une professionnalisation en Action Humanitaire. C’est presque chose déjà faite, puisque je suis entrain de parachever mon parcours de formation professionnelle en Action Humanitaire à l’Université de Bourgogne ( DU AH). Mon sujet de Mémoire est : <>. Mon principal souci actuellement, est de trouver une organisation faisant dans l’humanitaire qui accepte de m’accueillir dans le cadre d’un stage professionnel auprès des personnes en détresse et enfin me permettre d’aller en mission dans des pays touchés par ces réfugiés internes dont personne n’ose s’en approcher. Si vous pouvez me trouver un organisme qui peut m’aider à aller en mission en Afrique Centrale pour vivre le quotidien des populations touchées par les déplacements internes au Tchad, en République Centrafricaine, cela me permettra non seulement de renforcer mes capacités en matière des problèmes liés aux migrations forcées, mais aussi et surtout de mener un plaidoyer efficace tout en popularisant le droit international humanitaire qui, de plus en plus, semble limité aux rares personnes invitées à certains ateliers organisés sous l’égide du Comité International de la Croix Rouge( CICR).

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